Histoire de Vie

La Porte de la Terreur

Dimanche matin. Il est très tôt. Il est à peine 6:00 heures du matin. Je le sais, car j’ai regardé le cadran il y a quelques minutes à peine. J’ai été réveillée par mon bien-aimé qui a quitté la maison pour se rendre à son travail.

Comme vous l’aurez sûrement deviné, vu l’heure extrêmement matinale, je suis au lit. Je me détends, en sachant que je peux paresser aussi longtemps que je le veux, puisque nous sommes dimanche et que moi, le dimanche, contrairement à mon conjoint, je ne travaille pas. Je me retourne afin de changer de position et trouver un autre petit creux douillet et confortable pour m’aider à me rendormir.

J’y étais presque. Je me trouvais dans un demi sommeil quand, soudain, la porte de ma chambre se ferme avec fracas! BANG!!! Je sursaute violemment dans mon lit. Je ne bouge pas. Je suis figée par la peur. Je n’ose pas ouvrir les yeux, car j’ai peur de découvrir qui ou quoi a pu fermer ma porte aussi violemment un dimanche matin et où il fait encore très sombre à l’extérieur. Je suis couchée sur le ventre. Je me sens très vulnérable. Tous mes sens sont en alerte, tellement, que je pourrais entendre une fourmi marcher sur le tapis!! Mon imagination crée mille et un scénarios dans ma tête. J’ai peur!!! Des frissons de terreur montent lentement le long de ma colonne vertébrale!!! Je ne bouge toujours pas. Je retiens mon souffle. Mais je ne pourrai pas le retenir encore longtemps. C’est fou comme le temps se fige quand la peur nous prend d’assaut, comme les secondes semblent des minutes, et les minutes des heures.

Je me décide enfin à prendre mon courage à deux mains. Je commence par ouvrir les yeux doucement. Tout ce que je peux voir, c’est ma couette de lit par-dessus mon épaule! Quand je dors, je dois obligatoirement avoir mes oreilles couvertes. Allez savoir pourquoi! Comme je n’entends rien de particulier dans la chambre, je me retourne lentement. J’ai le goût de me refermer les yeux, mais je me force à les laisser ouverts. Je dois faire une femme de moi! Regarder les choses en face!

Une fois revenue à la position horizontale, sur le dos, je balaie du regard la chambre. Rien! Dois-je me pencher et regarder en bas de mon lit? Et s’il n’y a toujours rien, regarder sous mon lit??? Juste d’y penser, j’en tremble! Mais il me faudra bien me lever un jour quand même. Je ne pourrai pas rester au lit toute la journée! Je me décide donc à me relever tout doucement, m’appuyant sur mes mains. Je regarde devant, à gauche, à droite. Rien! Je commence à mieux respirer, me disant que vraiment, mon imagination est trop forte! C’est à ce moment que ma porte de chambre se met à branler. Je me raidis de nouveau. La peur refait surface! Cou donc! Ma chambre est-elle hantée?

Une brise vient caresser mon épaule. Non. Ce n’est pas une brise. Au contraire. C’est un vent frais et… fort!!! Assez fort pour avoir fermé ma porte aussi violemment? Ben oui! C’est ça! Ce n’était que le vent! Un vent Nord qui a tourné au petit matin. Voilà le responsable de ma terreur! Pas croyable ce que l’imagination peut faire!!

septembre 28, 2008 Posté par Jo-Ann | Histoires de peur | | Un commentaire